Archéologie du bâti

La société Arkemine a développé depuis plusieurs années une solide expérience dans l’archéologie du bâti, plusieurs de ses archéologues étant spécialisés dans l’analyse des maçonneries. Son expertise sur le bâti de l’Antiquité aux Temps modernes est mobilisée tant dans le cadre de chantiers de fouilles archéologiques que dans celui de projets de réhabilitation patrimoniale d’édifices anciens. C’est ainsi que préalablement aux travaux de restauration masquant la structuration primitive de maçonneries, une étude archéologique est nécessaire afin de documenter les techniques et les matériaux mis en œuvre. L’analyse de ces éléments peut aboutir à leur caractérisation et à la définition des phases d’aménagements.

Pour mener à bien cette analyse des maçonneries, des relevés systématiques sont réalisés associant croquis manuels et photogrammétrie des élévations. Pour les vestiges monumentaux concernés par une campagne de restauration, l’étude peut se prolonger durant le suivi des travaux afin d’opérer des observations plus poussées, l’installation d’échafaudages permettant alors d’atteindre des portions difficiles d’accès, voire inaccessibles.

Compte tenu des dégradations progressives subies par les maçonneries, l’archéologue est également amené à réaliser un récolement de la documentation iconographique disponible sur le monument étudié. Ainsi certaines lithographies ou anciennes photographies permettent d’observer des élévations aujourd’hui fragilisées voire, dans certains cas, entièrement disparues.

Analyse du bâti du château de Lesdiguières au Glaizil (05)

Enregistrement en cours sur le Castellas de Roquemartine (13)

Aux observations de terrain peuvent être associés des prélèvements dans les diverses maçonneries afin de documenter les matériaux employés et de fournir des indices chronologiques. Selon les problématiques scientifiques, l’étude du bâti peut être couplée à une analyse pétroarchéologique des mortiers, mais également des terres cuites architecturales (briques, etc.) et des pierres entrant dans la composition des maçonneries. Ces matériaux font ainsi l’objet d’une première description visuelle sur le terrain avant qu’un échantillonnage raisonné ne soit réalisé par les spécialistes d’Arkemine, selon leur état de conservation et les problématiques envisagées.

En phase de post-fouille, ces prélèvements sont examinés en laboratoire à l’aide d’une loupe binoculaire et d’un microscope polarisant. Réalisées en suivant des critères bien établis, ces analyses doivent notamment permettre d’établir la composition des matériaux, de reconnaître l’origine géologique des matières premières utilisées et de confronter leur typologie aux différentes fonctions architecturales. Ces données constituent ainsi un complément précieux pour l’étude du bâti en participant à la mise en lumière des différentes phases de construction des édifices étudiés.

Quelques références :

• Étude de l’aqueduc antique de Traconnade à Meyrargues (Bouches-du-Rhône) préalablement à un programme de restauration et valorisation pour la Direction du Grand Site Sainte-Victoire ;
• Étude du théâtre gallo-romain des Bouchauds à Saint-Cybardeaux (Charente) préalablement à un programme de restauration pour le Conseil départemental de la Charente ;
• Étude du Castellas de Roquemartine à Eyguières (Bouches-du-Rhône) préalablement au projet de cristallisation des élévations entrepris par Monsieur de Becdelièvre ;
• Étude du Castellas de Forcalqueiret (Var), préalablement et parallèlement aux travaux de restauration engagés par la commune de Forcalqueiret ;
• Étude du château de Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) préalablement et parallèlement au programme de restauration diligenté par la commune de Gréoux-les-Bains.

Echafaudage sur le site de Forcalqueiret (83)

Campagne d’étude du bâti du théâtre gallo-romain des Bouchauds (16)

Enregistrement en cours sur le site de Forcalqueiret (83)